Musée
de l’immigration (Musée des colonies) Laprade (1931) Porte Dorée (Paris 12)
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« Nos
lecteurs ont trouvé à la page
204 d'intéressants détails de mosaïques. Les Mosaïques qui décorent les sols du
Musée Permanent, sont conçues dans le genre archaïque. Leur métier, tour à tour
fruste et précieux, leurs coloris dans
la gamme
très limitée des noirs, rouges, blancs, jaunes et ors, donnent l'impression de vieilles choses
exhumées. C'est que les Architectes de ce Palais ont voulu,
avant tout, voir participer ces mosaïques à la documentation que tout visiteur est en droit d'attendre
en franchissant le seuil de cette école nouveau genre. Ne passez pas en courant sur ces sols que l'on croirait
déjà vénérables, et regardez à vos pieds. Cela en vaut souvent la peine, si vous ne
dédaignez aucune leçon de choses. » |
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« C'est
d'abord le grand vestibule ; la
mosaïque y est
fortement inspirée de
ces tapis chleuhs ou de ces nattes que tissent, autour du poste de
Boutilimit, les
femmes des « forgerons ». Puis, tout
près de la salle
des fêtes, un large rectangle formant « tapis-brosse » traduit assez bien
dans la matière froide
du grès, un ornement très connu dans les Îles de la Polynésie ; mais, entrons dans la Salle des Fêtes. »
« Le Rathshassis régnait jadis
dans le ciel du Laos, lorsque Bouddha tout puissant y pénétra. Mais, le nouveau dieu ne détruisit pas son
prédécesseur, il en fit le gardien du royaume de l'Au-delà. Voilà pourquoi, sans doute, au seuil de la salle des
fêtes de Vincennes, le Rathshassis en mosaïque
semble veiller
farouchement sur les mystères de l’Asie. » |
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« De place en place, ou découvre
les silhouettes
dansantes
de grands guerrier casqués, probablement sortis du Ramayana. Leur visage est caractéristique
et conforme à la
tradition khmère ; on y lit la haine des démons. Avec des défenseurs aussi
rageurs, la douce Sita ne peut manquer d'être délivrée. Un petit éléphant bouddhique étale, à
certains endroits, sa forme ciselée en pendentif, tandis qu'un grand
dragon-serpent ouvre une gueule fortement dentée. N'est ce pas lui qui, mu comme une corde
par des dieux aux
puissants
muscles, servit au barattement à la Mer de lait? » |
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« Partout des motifs empruntés aux arts
anciens et modernes de
notre empire colonial d'Asie : signes de longévité, petits
dragons affrontés, qui ornent habituellement les tapis de I'Annam , paons
synthétisés et grosses
fleurs blanches et or, tirées sans aucun doute de l'Inde Française, le tout, réuni par
une sorte de nielle, en grosse. mosaïque qui serpente tout autour de la salle. Au milieu
de la Salle des Fêtes, la grande partie en contrebas est beaucoup plus simple : striures
d'or et carrés noirs sur fond rouge ; c'est plus qu'il n'en convient à un
espace qui, vraisemblablement, sera toujours encombré de chaises ou de tapis. » |
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« Passons,
à présent, dans les salles latérales, dénommées «
Sainte-Hélène » et « de l'exotisme dans l'Art » ; de grands losanges noirs et gris sur
fond rouge, formés de gros éléments de mosaïque, composent, dans une note
arabe, tut fond sobre et d'un bel effet, surtout lorsqu'on le contemple des galeries de l'étage
supérieur. Il
faut mentionner également les contre-marches en grès de tous les escaliers de l'édifice, contre-marches
qui constituent une nouveauté à retenir. Grands escaliers s'éclairant
sur deux
cours intérieures, aux marches d'un bel effet, girons épais
en pierre, contremarches revêtues de petites plaques étroites de
grès gris et blanc alternées et Jointées en noir, les sols des paliers sont en mosaïque comme ceux de
tous les dégagements et des Salles du rez-de chaussée
inférieure » |
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« Et
nous terminerons en précisant que pour cette partie céramique les Etablissements
Gentil et Bourdet ont été les collaborateurs avertis des
Architectes. » |
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